Posted by: konradbaumgarten | January 7, 2011

Sans armes, pas de liberté

Je me répète: Le 13 février 2011 il s’agira de décider si nous voulons rester des citoyens libres ou plutôt devenir une masse amorphe de sujets contribuables et sans défense. Dans un pays libre, ni les fonctionnaires et les bureaucrates ni la majorité n’ont à décider si le citoyen a « le droit » de s’armer. Bien au contraire : le droit de s’armer découle de l’ordre naturel des choses, c’est ce que les américains appellent « god-given rights » pour souligner que ce n’est précisément pas l’état qui crée ces droits. Ces droits sont là avant l’état, et ils sont indépendants de son approbation. L’état peut tout au plus ratifier voire protéger les droits individuels. Malheureusement, et comme le savent très bien ceux qui s’intéressent à l’histoire et à ce qui se passe généralement dans le monde, l’état s’arroge toutefois régulièrement « le droit » de limiter les droits fondamentaux des citoyens – sans que ceux-ci n’y aient consenti. En conséquence, l’état procède à les désarmer, afin de soi-disant protéger les gens d’eux-mêmes (« ne serait-ce que pour sauver une seule vie »), ou parce qu’ils ne sont pas dignes de confiance, ou surtout parce que les bureaucrates perçoivent des citoyens armés comme une menace de leurs prérogatives. On nous dit en général aussi que l’état détient justement le monopole de la violence afin que le contribuable averti et progressif n’aie plus à se soucier ni à s’occuper de sa propre sécurité. Oh, d’ailleurs surtout pas ! Car « cela risquerait d’engendrer encore plus de violence ! ». Plutôt donc confier cette tâche exclusivement aux fonctionnaires. Par contre, lorsque un homme libre ose penser qu’il doit pouvoir être capable et avoir « le droit » de s’armer pour pouvoir se défendre (et non simplement pour faire du tir sportif afin de faire des trous dans du papier), cette personne est ridiculisée et au mieux traitée de cow-boy aux fantasmes de gamin, au pire de dangereux forcené dont il faut se méfier (le fameux « Waffennarr » en allemand, littéralement « fou des armes »).

Accepter que la population entière d’un pays confie ses armes à l’état serait preuve de naïveté grossière et d’une méconnaissance flagrante des réalités historiques et actuelles. Il n’y aucune raison de faire confiance à l’état de manière permanente. On ne peut pas admettre le principe selon lequel tout gouvernement doit être soumis au contrôle politique (parlementaire, démocratique, à travers les médias etc. etc.) sans reconnaître que ça vaut pourtant pour l’état dans sa totalité et pas uniquement de manière politique mais bien de manière globale. En dernière instance, ce contrôle doit être exercé par les citoyens et ce de manière efficace. Si l’état prétend respecter la liberté individuelle des citoyens, cela implique justement de leur laisser le droit de posséder (et de porter !) des armes. Sans armes, pas de liberté. C’est pour cela que la votation du 13 février 2011 est sans doute une des plus importantes auxquelles vous allez jamais participer en Suisse.

P.S. La photo ci-dessus est d’ailleurs particulièrement appropriée. Le livre “The Ethics of Liberty” est une lecture que je recommande volontiers à tout esprit libre. Il a été écrit par Murray Rothbard, un des grands libertairens américains, qui est décédé aujourd’hui il y a 16 ans, le 7 janvier 1995. Merci à un cher ami pour ce rappel.


Responses

  1. […] de posséder (et de porter !) des armes. Sans armes, pas de liberté.1 Konrad Baumgarten – Sans armes, pas de liberté [↩] Author: ars libertatis | Date: Sunday, January 9th, 2011 | Category: Leseempfehlungen | […]

  2. […] la démocratie January 13, 2011 Voilà un excellent article qui reprend ce que je disais ailleurs, par le rédacteur en chef de l’Agefi, François Schaller: Votation du 13 février 2011 Les […]

  3. Excellent résumé des arguments en faveur du droit à la détention d’arme, seul critère de la liberté : le désarmement du citoyen conduit tout droit à la dictature; faire des citoyens des moutons c’est le projet politique en cours qui commence par le bourrage de crâne des enfants en faveur de “l’urnocratie” (la citoyenneté par les urnes) et qui se termine par l’interdiction de détenir des armes.


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