Ci-dessous un article intéressant paru dans 24heures qui illustre bien comment le soi-disant “droit” de porter une arme est vidé de son sens en Suisse et perverti en faveur d’une minorité privilégiée qui a les moyens de se payer des gardes du corps armés (notamment les politiciens…!). Les citoyens honnêtes sont donc désarmés ex lege. Merci à A.B. pour le lien et surtout merci à Yannick pour son combat pour un droit libéral sur les armes.

Image by Oleg Volk

Même braqués, les bijoutiers sont interdits de port d’armes
Après l’attaque de sa bijouterie, un Veveysan croyait obtenir un permis de porter une arme. Un droit désormais inaccessible aux particuliers dans le canton.

«Je suis scandalisé. Tout ce que je demande, c’est d’avoir une chance de me défendre si je suis attaqué et menacé d’une arme ainsi que cela nous est déjà arrivé. C’est le monde à l’envers. Cela revient à protéger les criminels!»

Yannick Meylan, de la bijouterie-joaillerie Lionel Meylan à Vevey, ne comprend pas pourquoi on lui refuse un permis de port d’armes à feu puisque cela est exigé de la part de toute personne portant une arme dans un lieu public.

«Je remplis pourtant toutes les conditions légales. Et en plus, je bénéficie auprès de Neurone Défense Système d’une instruction à la sécurité personnelle et aux armes à feu, où l’on n’apprend pas seulement à tirer, mais aussi à ne pas tirer.»

Le Tribunal cantonal vient de confirmer au bijoutier de la Riviera un refus de la police cantonale essentiellement fondé sur l’absence d’un danger tangible. En clair: il ne satisfait pas à la «clause du besoin».

Aux yeux de Me Jean-Luc Addor, avocat de Yannick Meylan, cette pratique est arbitraire: «C’est contraire à la loi fédérale qui institue un droit à la délivrance d’un permis de port d’armes à toute personne qui établit de façon plausible qu’elle a besoin d’une arme pour se protéger, elle-même ou des choses, voire des tiers, contre un danger tangible.»

S’il veut bénéficier de la protection que peut apporter une arme à feu, le bijoutier de la Riviera n’a d’autre possibilité que d’avoir recours à un garde armé dûment agréé, service qui pourra lui coûter de 10 000 à 15 000 francs par mois. Me Addor estime que ce ne serait pas au particulier d’assumer de tels frais:

«L’Etat ne saurait l’imposer alors que, fondamentalement, c’est tout de même à lui qu’il incombe d’assurer la sécurité des personnes et des biens.»

Le casse de 2008

Pour la bijouterie Meylan, le «danger tangible» s’est concrétisé le 22 décembre 2008. Aux environs de 18 heures, trois hommes en grosse veste et bonnet enfoncé jusqu’aux yeux, l’un armé d’un automatique, font irruption dans le magasin où se trouvent le fils du propriétaire, celui-ci et deux vendeuses.

Après avoir menacé un client qui entre à ce moment, ils raflent les montres de grandes marques puis prennent la fuite à bord d’une voiture volée. Ils courraient toujours.

Depuis, entre autres dispositifs de sécurité, la bijouterie a renforcé sa sécurité. En plus d’une surveillance vidéo, il faut désormais sonner pour se faire ouvrir la porte. Après cette affaire, la police a conseillé au bijoutier de se munir d’un spray au poivre en matière d’arme. Il n’en veut pas. Il demande un moyen de défense adapté aux circonstances.

Yannick Meylan dépeint un tableau peu encourageant à travers lequel nombre de ses collègues se reconnaîtront. «Comme nous retirons nos produits des vitrines durant la nuit, c’est le jour que nous sommes les plus exposés. Et plus nous haussons le niveau des moyens de protections, plus nous élevons le niveau de violence du criminel.»

Et de redouter, comme d’autres, que dans de telles conditions, les malfrats en viennent à s’en prendre aux employés ou à leur famille.

«Nous pouvons bien sûr appeler la police, mais la pratique du «lever de doute» en cas d’alarme, autrement dit la preuve de la véracité d’une menace, ne favorise pas la rapidité d’une intervention.»

Par ailleurs, lorsque le bijoutier doit effectuer un déplacement avec des valeurs pour aller à la rencontre de sa clientèle, ce qu’il est souvent amené à faire, aucune société de sécurité n’est capable de lui fournir une protection dans les dix minutes.

«Qu’on lui donne une chance de se défendre! Psychologiquement c’est très important. L’Etat peut-il refuser à un citoyen honorable exposé à des risques concrets le droit de disposer lui-même de moyens capables de lui assurer sa sécurité?» interroge son avocat.

Davantage de risques?

Pour appuyer le refus de la police vaudoise, le Tribunal cantonal considère que «dans les pays où l’autodéfense est admise par les mœurs et par la justice, notamment aux Etats-Unis, l’usage des armes par les victimes d’agression contre le patrimoine conduit irrémédiablement à une escalade de la violence».

Il ajoute que «le risque pour la victime de l’agression d’être blessée ou même tuée par son agresseur augmente ainsi considérablement».

Yannick Meylan réplique: «Avec la formation dont je dispose dans ce domaine, j’estime que je suis autant préparé à une situation de crise qu’un agent de sécurité qui tire les quelques cartouches légalement exigées par an.»

Posted by: konradbaumgarten | May 23, 2011

Animistische Hoplophobie

Letztes Wochenende fand in Zürich mal wieder eine dieser unsäglichen Waffeneinsammelaktion statt. Bei solchen Anlässen kann man die Waffen und Munition, die man besitzt, gratis zur Verschrottung abgeben.  Ich frage mich schon, ob die Leute sich jeweils bewusst sind, was sie da weggeben. Es ist davon auszugehen, dass nebst Schrott auch werthaltiges bis wertvolles weggeworfen wird. Hier meine grobe, subjektive, spontane und völlig unverbindliche Preisschätzung, falls es jemand mal googeln sollte (alles bei gebrauchten Waffen und je nach Zustand): Der Marktpreis einer SIG 210 (Pistole 49) liegt in der Regel bei rund CHF 1’000, für eine SIG 220 (Pistole 75) dürfte man vermutlich ca. CHF 700 erhalten. Sturmgewehre 90 lassen sich je nach Zustand auch für CHF 1’000 oder gar für mehr losbringen. Karabiner in gutem bis sehr gutem Zustand werfen bis zu CHF 300 oder gar 500 ab und auch für Sturmgewehre 57 dürfte sich ein Preis zwischen CHF 500 und CHF 1’000 finden lassen. Karabiner kann man ohne mühsamen Waffenerwerbsschein (ver-)kaufen, ein schriftlicher Vertrag genügt, wobei eine Kopie dem kantonalen Waffenbüro eingereicht werden muss (Stand Mai 2011).

Abgesehen davon zeugt der Titel des Tagesanzeigers von der typischen animistischen Hoplophobie: “Diese Waffen können niemandem mehr schaden“. Man hat das Gefühl, es sei von einem Triebtäter die Rede, dem endlich das Handwerk gelegt wurde. Zur Erinnerung: Waffen haben keinen eigenen Willen und Schüsse lösen sich auch nicht. Es ist immer ein Mensch, der an der Waffe manipuliert und der den Abzug betätigt. Waffen töten nicht. Genauso wenig wie Kugelschreiber Schreibfehler machen.

Da blutet einem das Herz: abgebene SIG 210er warten auf den Abtransport…:

Leo Dietrich, newspictures, via Tagi

Posted by: konradbaumgarten | May 8, 2011

Sunday evening Gear Porn

Glock 19 Generation 4: if you were to buy just one firearm for you and your family, it would be this one.
Spyderco Sage: an awesome urban EDC (every day carry) knife, due to its excellent grip and especially the very low profile clip. The blade’s first class, as always with Spyderco.
4Sevens Quark AA2 Tactical Flashlight, bought at SIMPLE + STUPIDE, great non-expensive “tactical” light.

Posted by: konradbaumgarten | May 3, 2011

Swiss army to select Glock as new service pistol

Now that’s interesting news:

SWISS ARMY SELECTS GLOCK AS NEW SERVICE PISTOL
by GLOCK Inc. on Tuesday, May 3, 2011 at 5:31pm

Army Declares GLOCK as Winner of Evaluation for Special Forces Duty Weapon

Smyrna, GA (May 3, 2011) – Today, GLOCK Ges.m.b.H. located in Deutsch-Wagram, Austria, announced that the Swiss Army has chosen GLOCK as the new service pistol for the Swiss Army Special Forces. The evaluation process was conducted by three independent elements of the Swiss Army: The Army Reconnaissance 10 (AAD 10: Armee Aufklärungsdetachement), a specialized unit of the Swiss Army (Special Forces) and the Swiss Military Security Agency (MilSich) tested the capabilities and efficiencies of the GLOCK pistol in the field of operations, while the technical evaluation was handled by the national evaluation and procurement agency “armasuisse”.

The GLOCK Pistol models ultimately selected were the GLOCK 17 Gen4 and GLOCK 26 Gen4 9×19 semi automatic pistols, as well as the Blue GLOCK Training pistol, the GLOCK 17T Gen4 and GLOCK 26T Gen4 which will have the ability to fire both FX and ATK Force on Force marking ammunition.

The Swiss Army began their search for a new duty pistol in 2009, in hopes of finding a firearm that would provide greater soldier superiority and survivability in battle, lighter carry weight, simplicity of use under stress and uncomplicated maintenance. GLOCK pistols excelled during field testing as the Army found them superior in ease of handling which provided evaluators superior capability to score hits during target acquisition drills. (…)

I wonder though what the tactical concept for the engagement of the Glock 26 will be, as this is not a typical pistol for armed forces. Anyway, this is a worthy successor for the SIG 220, officially designated by the Swiss army as “Pistolet/Pistole 75″as it was issued in 1975. Will the Glock in the future be called the Pistolet/Pistole 2011? After the Nineteen-eleven, please join me in welcoming the Twenty-eleven! 😀

from top to bottom: Glock 17, 19 and 26 – photo by Waffen Noser

Posted by: konradbaumgarten | May 1, 2011

Waffenkenntnisse als Teil des Allgemeinwissens

Mit Waffen grundsätzlich umgehen zu können, ist wie Auto fahren: es ist Teil der Allgemeinbildung. Und sei es nur, um in gefährlichen Situationen seine eigenen Chancen zu erhöhen bzw. um die Risiken zu minimieren. Man nehme als Anschauungsbeispiel das Drama, das sich kürzlich in einem Zug im Gotthardtunnel abgespielt hat. Ein Mann übergiesst sich mit Benzin und erschiesst sich mit einer Faustfeuerwaffe (da die Medien den kleinen Unterschied zwischen Pistole und Revolver nicht kennen, bleibt unklar, womit er sich wirklich das Leben genommen hat). Dass man irgendwann in seinem Leben mal so einer Szene beiwohnen muss, ist zwar unwahrscheinlich, aber nicht ausgeschlossen. Dabei kann es durchaus auch sein, dass man dann auch mit einer Schusswaffe konfrontiert wird. Ein Minumum an Waffenkenntnis kann dabei genau so lebensrettend sein, wie die Grundlagen des letzten Nothelferkurses anwenden zu können (via Blick):

Es ist Donnerstagabend, 20.50 Uhr, als Stefan Z. in Arth-Goldau SZ den Intercity ICN 691 besteigt. Er hat einen Rollkoffer dabei. Darin, wie sich später herausstellt, vier Kanister Benzin. Doch die anderen Passagiere können es nicht ahnen.

Er trägt einen Revolver, in dem vier Kugeln stecken. Und einen Waffengurt mit vier Ersatzpatronen. (…)

Kurz vor 22 Uhr – der IC ist gerade im dunklen Gotthard verschwunden – steht Z. auf, nimmt seinen Koffer und verschwindet durch die Tür. Von den Passagieren unbemerkt, öffnet er den ersten Kanister, begiesst die offen stehende Toilette, die Wände, den Türrahmen zwischen den Kompositionen und den Eingangsbereich mit Benzin. Er setzt sich auf die Stufe vor dem Ausstieg, übergiesst auch sich selbst, zieht die Waffe – und schiesst sich in den Kopf.

Von dem scharfen Knall aufgeschreckt, eilen Graf und ihr Mann zum Ausgang – und stehen vor -einem grässlichen Anblick: «Der Mann bewegte sich noch leicht. Die Pistole lag unweit daneben. Es stank fürchterlich nach Benzin und Pulver.» Aus einem Kanister rinnt Treibstoff ins Abteil. (…)

Den Passagieren bleibt nichts anderes übrig, als über den Selbstmörder zu steigen. Ein Passagier kickt die Waffe weg, ein anderer räumt den Benzinkanister aus dem Weg.

Eine am Boden liegende Feuerwaffe mit dem Fuss zu treten ist vermutlich nicht die beste Idee. Hätten Sie aber gewusst, wie man eine unbekannte Feuerwaffe sicher in die Hand nimmt, wie man ihren Ladezustand prüft und wie man sie sicher entlädt? Wenn ja, sind Sie vielleicht Teil der Gun Culture. Wenn nicht, ist es wohl an der Zeit, dass Sie an Ihrer Allgemeinbildung arbeiten! Mit diesem Wissen verhält es sich nämlich wie mit den Waffen im Allgemeinen: Lieber haben und nicht brauchen als brauchen und nicht haben.

Posted by: konradbaumgarten | April 23, 2011

Government is Force…

… and there’s nothing you can do about it.

Merci à GPM

Posted by: konradbaumgarten | April 9, 2011

Knife vs Gun: Who wins?

Don’t underestimate the knife. This is an impressive illustration of a classic (found here):

For more information on what has become known as the Tueller Drill click here: How close is too close?

To see a real-life application of the relative superiority of a blade vs assault rifles, check out this video (viewer’s discretion is advised).

Thanks to A.B.

Posted by: konradbaumgarten | April 5, 2011

About that UK Gun Ban….

 

Thanks to M.M.

Posted by: konradbaumgarten | March 18, 2011

ubi libertas ibi patria

My customized Spyderco Delica


Posted by: konradbaumgarten | February 15, 2011

Mauser wallpaper

Here’s another cool wallpaper made by Laurent (click on the image to enlarge):

Posted by: konradbaumgarten | February 14, 2011

Jesus told you so!

If you don’t have a sword, sell your cloak and buy one. (Luke 22:36)

(Hat tip: AB)

Posted by: konradbaumgarten | February 13, 2011

We won!!

We won! It appears that 57% said no:

Voters have rejected a controversial initiative on restricting access to firearms in a nationwide ballot on Sunday.

Around 57 per cent of votes had been cast against the initiative which would have banned army-issue guns from the home, according to near-final results.

Head of the gfs.bern polling organisation, Claude Longchamp, told Swiss television the initiatve had won neither the support of the people nor the cantons. It needed both to succeed.

Partial results showed a more than half the cantons voting against the proposal. Urban region, including Geneva and Basel City both bucked the trend by approving it.

The anticipated result is a blow for supporters – a broad coalition of NGOs, trade unions, pacifists and centre-left parties.

Pollsters had predicted that the votes of women would be decisive in the ballot which challenged a Swiss tradition and aroused strong feeling among sections of the public.

Thus private gun ownership remains a reality in Switzerland. The success is a lot bigger than expected. Without a doubt this was the most important vote I have experienced so far in Switzerland. But beware: like any liberty, gun ownership is always at most a generation away from extinction. The collectivsts, the pacifists and the socialists in Switzerland and in Europe (Schengen) will still try to disarm the people in the future. MOLON LABE !

But for now: Champagne!

Posted by: konradbaumgarten | February 13, 2011

D-Day

Today’s the day. Rural municipalities and cantons are saying No as expected to the constitutional amendment (initiative) which is intended to disarm the people. To become valid the amendment needs a majority of both votes and cantons (“states”) accepting it. The rest of the day will show if we are to become slaves or remain masters.

Posted by: konradbaumgarten | February 9, 2011

WOZ-Artikel über den Swiss Gun Blog

In der Wochenzeitung (“WOZ”) vom letzten Donnerstag, 3. Februar 2010 erschien aus Anlass der kommenden Entwaffnungsinitiative ein Bericht über Schweizer Waffenbesitzer, u.a. über mich selbst, bzw. über den Swiss Gun Blog (Basis war ein angenehmes, zweieinhalbstündiges Interview). Ich poste den Ausschnitt, der mich betrifft, mit einer Archivierungsabsicht, allfällige Zitate daher bitte mit Quellenangabe (-> WOZ). Alles in allem gibt der Artikel meine Grundhaltung recht genau wider. Mehr dazu hier unter meiner Gun Philosophy.

(aufs Bild klicken, um es zu vergrössern)

Posted by: konradbaumgarten | February 4, 2011

Le pire cauchemar des conjoints violents

Made by Lorenzo

Posted by: konradbaumgarten | February 3, 2011

Checks and Balances

We need parliaments because we want to have checks and balances against abuse of governmental power.

We need private gun ownership because we want to have effective checks and balances against abuse of governmental power.

Posted by: konradbaumgarten | February 2, 2011

C’est pour votre Bien

Citoyens, ayez confiance et mettez votre sort entre les mains de fonctionnaires armés et bien-veillants!

Merci à Protegor

Posted by: konradbaumgarten | January 30, 2011

Pour l’arme à domicile et du sang froid dans les isoloirs

Voici une excellente contribution, parue dans La Nation:

Pour l’arme à domicile et du sang froid dans les isoloirs

Tous autant que nous sommes, nous avons parfois du mal à réfléchir posément, tant l’émotion nous étreint. Si on ne peut remettre les décisions à plus tard, le mieux est de recourir aux conseils de personnes de sang froid. Malheureusement, on procède le plus souvent de manière inverse. L’exemple le plus récent concerne l’initiative «Pour la protection contre la violence des armes». Les journaux sont en effet pleins de pauvres personnes, endeuillées par un coup de feu et qu’on exhibe avec impudeur.

La plupart de ces malheureux pensent que la possibilité de supprimer ne serait-ce qu’un seul décès par arme à feu prime toute autre considération, aussi élevée soit-elle. Dans leur esprit, cette possibilité toute théorique interdit même la plus petite velléité de débat. Bien entendu, ce point de vue est faussé. Seulement, nul opposant n’osera jeter la pierre à des personnes frappées par un deuil, même lointain. Du reste, tel n’est pas le but de cet article. Nous en avons après les militants et les journalistes qui instrumentalisent ces personnes, ainsi qu’après les votants qui se laissent égarer par cette propagande.

Quoi de plus malsain, en effet, que le spectacle de personnes que leur émotion légitime gêne dans leurs capacités à mettre les choses en perspective? Une attitude encore plus malsaine consiste à se mettre soi-même, artificiellement, dans la position d’une personne endeuillée, lors même que l’on n’a pas du tout souffert personnellement. On ne fait alors que jouer à celui qui ne peut plus réfléchir sereinement. En plus d’être grotesque, cette attitude nous entraîne loin du terrain des arguments. Or, sur ce terrain-là, le débat prend une toute autre allure.

Le rôle du «Groupement pour une Suisse sans Armée» dans cette initiative prouve que le but réellement poursuivi par les initiants est de faire un pas supplémentaire vers la suppression de notre armée. Comme on l’a déjà dit dans La Nation, l’argument tout simple que «les moyens ne créent pas la fin» prouve que la présence d’une arme à feu à domicile ne donne pas plus au suicidé le désir de se tuer que son absence ne lui en ôte l’envie. L’argument de la prévention des suicides au moyen d’une arme de service est du reste disqualifié par l’interdiction faite aux soldats de garder leur munition chez eux[1] .

De plus, les objections valables pour la prévention des suicides sont valables pour la prévention des autres formes de violence. Les mêmes armes peuvent en effet servir soit au suicide, soit à des violences contre autrui. Enfin, il est toujours possible de se procurer des armes qui ne sont ni des armes de service ni des armes légalement acquises. On songe bien entendu à des armes à feu. Mais que dire des instruments de bricolage et des couteaux de cuisine, fort répandus dans nos foyers ?

L’initiative manque son but officiel, ce dont se moquent les initiants, qui poursuivent en catimini un autre but, la suppression de l’armée. De la sorte, ni les arguments des initiants ni le battage émotionnel fait autour de personnes endeuillées ne saurait convaincre. Le 13 février prochain, il conviendra donc de voter NON.

PIERRE-FRANÇOIS VULLIEMIN


[1] Olivier Delacrétaz, “L’arme d’ordonnance à la maison, marque de civilisation”, La Nation du 14 janvier 2011 – N° 1906, p. 1.

Posted by: konradbaumgarten | January 30, 2011

C’est pour ton bien

Merci, Lorenzo!

Posted by: konradbaumgarten | January 30, 2011

Aphorisme

Bei der Entwaffnungsinitiative gehts um dasselbe wie beim Frauenstimmrecht – mit umgekehrten Vorzeichen.

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